Jean-Paul Hostyn.

Comédien animateur de profession, j’ai eu la chance d’être formé au Yoga du rire par Madan Kataria, ambassadeur de cette méthode issue du Hashya Yoga.

Il s’agit d’apprendre à rire sans raison ce qui libère le diaphragme. La vie ainsi que les douleurs en sont allégés, votre santé et votre bien-être sont tous deux gagnants. Je n’oublierai jamais la forme éclatante que j’ai vécue pendant plus de cinq jours après cette formation !

Ensuite c’est une routine, une discipline à adopter pour rester en pleine forme et vivre de manière authentique.

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Rire (qui ne blesse personne) en entreprise apporte du bonheur sur son lieu de travail !

Au loin les burn-out, les dépressions et les congés maladie… et… la rentabilité augmente dans une ambiance toujours plus motivante.

Imaginez une entreprise qui sait comment se libérer du stress, qui permet à chacun d’entretenir des rapports authentiques et vous disposez d’un cadre de travail épanouissant et  grandissant, tant pour les individus qui en font partie que pour l’entreprise.

Le yoga du rire est une technique qui permet d’atteindre ces buts.

Voici quelques extraits d’articles parus dans le Bio Info du 7 septembre avec le titre : « Mourir de rire pour vivre plus longtemps » :

EXTRAIT DE BIO INFO : HUMOUR. Notre rire est un allié santé, disponible 24h/24, gratuit et ne présentant que des effets secondaires agréables pour soi et pour son entourage. Revue de bienfaits par Martine Medjber-Leignel, psychothérapeute et rigologue, auteure avec Joëlle Cuvilliez de l'ouvrage « Le Rire pour les nuls » (Éd. First, 2013).

 

Confucius recommande de s’esclaffer douze fois par jour, Aristote de rire dix minutes quotidiennement et les Huit Immortels de la tradition chinoise taoïste sont représentés en permanente hilarité, signe de libération. Quant aux guérisseurs égyptiens, ils utilisaient, il y a plus de 4 000 ans, des méthodes pour intégrer le rire à la guérison. Où en sommes-nous ?

En 1939, nous riions 19 minutes par jour, 7 minutes en l’an 2000 et nous serions aujourd’hui à moins de 5 minutes par jour.

Pourtant, lorsque l’on rit, pas moins de 400 muscles sont activés. L’air est expulsé à 120 km/heure, ce qui permet de nettoyer à fond les muqueuses des poumons et, cerise sur le gâteau, nos 40 000 pensées quotidiennes sont enfin court-circuitées pendant quelques secondes.

Les bienfaits du rire sont innombrables. Les scientifiques cherchent à mieux connaître ses incidences au niveau cérébral, cardiaque, respiratoire, hépatique, intestinal…

 

Le rire est un stimulant hormonal

Le centre de l’hilarité est situé dans le cortex. Dans cette petite zone du cerveau se trouve aussi le siège de nos émotions. En riant, nous stimulons de nombreuses hormones, toutes plus essentielles les unes que les autres : les catécholamines, hormones de l’éveil, qui donnent l’alerte aux anticorps chargés de défendre l’organisme contre les virus et les microbes ; les endorphines, hormones du plaisir et du bien-être, qui agissent contre la douleur.

 

Rire contribue ainsi à l’amélioration du sommeil. Il réduit aussi les tensions et l’agressivité. Le rire calme le système nerveux et provoque la bonne humeur, la joie, l’euphorie, un sentiment immédiat de relaxation et des sensations de plaisir. Rire produit aussi un sentiment de complicité immédiate quand il est partagé, y compris avec un parfait inconnu !

 

L'anti-stress par excellence

Enfin, il est intéressant de comparer les symptômes émotionnels générés par le stress et ceux générés par le rire. Ils sont exactement opposés : agitation, irritation, inquiétude et anxiété pour le stress ; sérénité intérieure, joie et tranquillité d’esprit pour le rire. De même pour les symptômes physiologiques : si le stress coupe l’appétit, le rire l’ouvre ;  et le stress fatigue quand le rire relaxe !

En observant l’activité cérébrale de rieurs, des chercheurs ont pu constater que les « centres de récompense » situés dans la partie gauche du cerveau étaient activés. Ce sont ces zones cérébrales qui libèrent la dopamine, un neurotransmetteur essentiel dans les sensations de plaisir. Cette observation devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes de la déprime et trouver ainsi des traitements révolutionnaires pour la soigner.

 

Pro-immunitaire et anti-douleur

Les professeurs William Fry et Lee Berk ont réussi à prouver que le rire stimule les défenses immunitaires grâce à l’augmentation en nombre et en activité des lymphocytes K, nos cellules tueuses de virus et tumeurs ; à l’augmentation des cellules T, des anticorps immunoglobulines A (qui protègent le haut de la trachée respiratoire), des gamma-interféron, une cytosine qui active différents composants du système immunitaire et, pendant le rire et un jour après, des immunoglobines G et Complément 3. Ces dernières cellules aident les anticorps à percer les cellules anormales ou infectées. Par ailleurs, les hormones du stress, l’adrénaline et le cortisol, qui contractent les vaisseaux sanguins et inhibent l’activité du système immunitaire, chutent pendant le rire.

Le rire, en libérant plus d’hormones endocriniennes – notamment les endorphines – rend euphorique, ce qui a pour effet de lutter contre la douleur. Il stimule la production de catécholamines, hormone qui intervient dans la réduction de l’inflammation, en réduisant la sensibilité à la douleur.

Faire rire des patients anxieux ou qui souffrent permet de diminuer les antalgiques, les anxiolytiques et les somnifères, tout en restaurant leur moral et leur combativité.

 

Les conseils de Patch aux médecins... et aux patients

Le docteur Patch Adams, qui inspire le personnage de Robin Williams dans le film de Tom Shadyac (Dr Patch, 1998) conseille aux médecins de s’exercer une demi-heure par jour à faire des grimaces. Devant le miroir de la salle de bain, puis en public. Il donne quelques exemples : « Tirez la langue et léchez votre joue. Faites rouler les yeux en émettant des sons gutturaux. Gonflez les joues, écarquillez les yeux puis creusez les joues. Et déguisez-vous le plus souvent  possible. » Lors des congrès auxquels il est convié avec de grandes pointures de la médecine, tous habillés en costume, cravate et fort soucieux de leur apparence, Patch s’assoit à la tribune avec des chaussures de clown, un nez rouge, des vêtements et chapeau colorés pour témoigner par l’action que le sourire, la bonne humeur et le rire favorisent la guérison et qu’ils doivent régner en maître dans les lieux de rétablissement de santé.

Adams donne sa recette de guérison : « Riez en public trois fois par jour pendant au moins un mois. Gesticulez, modulez votre rire sur tous les tons et dans les endroits les plus incongrus, surtout lorsque votre voix intérieure vous chuchote Pour l’amour du ciel, pas ici ! Jouez une fois par semaine avec des enfants pendant une heure, faites l’idiot avec eux, ils seront votre meilleur public».

LIVRE. Paru en janvier 2016 aux éditions Eyrolles, "Happy Thérapie" vous invite à chasser la mauvaise humeur et (ré)apprendre à rire. Martine Medjber-Leignel et Joëlle Cuvilliez, toutes deux spécialistes en la matière, nous enseignent avec brio l'art de l'intelligence émotionnelle.

 

Pour être davantage soi-même et rendre plus heureux son entourage, « Happy Thérapie » se propose de nous apprendre à maîtriser l'art de sourire. Signé par les auteures du "Rire pour les Nuls" et préfacé par Yves-Alexandre Thalmann, spécialiste de la psychologie positive, l'ouvrage nous livre les clés, chapitre par chapitre, pour « remettre du soleil dans [sa] vie » : au bureau, en famille, en vacances et même au lit, la bouderie, c'est fini ! Et c'est une question d'écologie. 

 

On y trouve des paroles de sagesse pour s'éduquer à ce sourire intérieur authentique, celui qui peut ouvrir la porte aux plus belles poilades. Astuces, idées et exercices sont à pratiquer pour se remettre d'aplomb avec ses émotions dans des situations où la « bouderie » menace.

 

Au bureau, cet « univers parallèle » où les rapports semblent régis « par des lois qui n'existent pas ailleurs », on gère les conflits avec les règles d'or habituelles : s'expliquer clairement, ne pas hausser le ton, laisser l'autre s'exprimer jusqu'au bout, parfois prendre le temps du recul. Mais surtout, on fait une petite place au rire. Pour y entretenir la bienveillance : comme nous l'expliquait Martine Medjeber récemment, rire est un moyen de bâtir des relations de qualité. Et le monde du travail est concerné comme tout milieu où des humains interagissent. 

 

Le travail, ce « microcosme particulièrement intéressant » pour les auteures, est donc un terrain privilégié pour exercer son sens relationnel. Le travail d'équipe est un « jeu collectif qui s'appuie sur les complémentarités de chacun ». Bosser sérieusement n'exclut pas l'humour, arme fatale contre les agaceries, ni le plaisir. De même, la hiérarchie dans les rapports ne peut se priver de la bienveillance, même s'il est conseillé aux entreprises de s'ouvrir à des techniques de management plus transversal. « Investir dans le bien-être du personnel, c'est investir dans le succès de l'entreprise ». Respect des règles établies, confiance dans le savoir-faire des autres, explication objective en cas de désaccord restent les clés d'une vie harmonieuse dans ce milieu « qui a parfois des allures de grande famille ».

 

La famille, justement, c'est là que tout s'apprend ! La psychothérapeute et la journaliste, familière elle aussi des clubs de rire, lui consacrent également un chapitre, dont le titre semble s'adresser aux enfants : bouder n'est pas jouer ! Évidemment, cette épigraphe est pour nous.

En famille, lorsque l'ambiance est tendue, on propose à chacun à de « faire un petit discours pour dire son plaisir d'être là, en mettant la langue entre les dents du bas et la lèvre inférieure ». Face aux petits boudeurs, on recourt à ces classiques, parfois revisités : la fourchette qui fait l'avion, la petite bête qui monte ou la tâche « pistache ». Les ados et leur « monde sans paroles » ne sont pas oubliés. Ni les amoureux fâchés.

Pour venir à bout de la bouderie dans l'intimité, repensez aux chatouilles et aux chahuts de l'enfance...

Le livre : « Happy Thérapie », de Martine Medjber-Leignel et Joëlle Cuvilliez, préface d’Yves-Alexandre Thalmann, Éditions Eyrolles, 2016